ASNAN

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ETYMOLOGIE - ASNAN, autrefois ANANTUM - ANANT - ANETUM, viendrait (d'après DAUZAT Albert, linguiste) du gaulois nantos = petit val (étude sur la toponymie).

HISTOIRE : ASNAN a été bâti au pied de la colline du Montgué (394 m) et autour de la source donnant naissance à un ruisseau qui rejoint l'Yonne: le ruisseau des Bouilles... ASNAN était paroisse dès le VIIIème siècle mais l'occupation du Montgué remonte au paléolithique (Dr.SUBERT société scientifique CLAMECY). Témoin, les nombreux outils en pierre taillée et polie retrouvés autour du Montgué. Du haut cette colline point de vue circulaire admirable sur les monts du MORVAN et une partie du nivernais (promenade recommandée). ASNAN est signalé par Guy COQUILLE comme ville close (histoire du Duché Nivernais et carte de 1650 conservée à AMSTERDAM, voir Camosine). La première statistique connue date de 1696 (Maréchal du Vauban ; étude sur la Dîme Royale) et dénombre 101 maisons, 102 familles, 583 habitants, 6 foires importantes et déjà 54 hectares de vignes. En 1856 le sous-préfet Marlières dans une étude (Clamecy et ses environs) note 618 habitants, 168 habitations dont 114 couvertes en chaume, 314 hectares de terre labourable et 60 hectares de vigne. Les registres paroissiaux datent de 1667. L'église était construite à l'emplacement d'une chapelle près de la source et datait du XV ème siècle. A l'état de ruine elle a été remplacée par l'église actuelle (1870) sans grand caractère.

Les cahiers de doléances du clergé 1789 rédigés par l'Abbé Nicolas Gasté (l'oncle) sont très intéressants (archives nationales). Ils ont été annotés par NECKER. L'Abbé Gasté dénonce les abus les plus criants " ASNAN possédait 6 procureurs, 2 huissiers royaux, 6 notaires et aussi 8 cabarets sans compter ce que l'on appelle "guinguette". L'Abbé Gasté âgé de 80 ans déporté avec la "mission Carrier" est décédé à l'hôpital de Brest. Son neveu Nicolas Gasté qui avait remplacé son oncle en 1790 est revenu à ASNAN après la tourmente révolutionnaire.

L'enseignement a été dispensé très tôt mais était réservé a une certaine élite. Les Registres Paroissiaux sont d'ailleurs une mine de renseignements car beaucoup d'habitants étaient illettrés et sollicitaient les témoins ayant un peu d'instruction. On retrouve en 1717 J. de la ROCHE recteur des écoles d'ASNAN cité comme témoin. En 1833 une délibération du Conseil Municipal a pour but la création d'une école publique mais elle n'était alors ni gratuite ni obligatoire. En 1850 on relève que 70 garçons fréquentaient l'école. L'instituteur était rémunéré en partie par la commune et en partie par les parents. Les filles fréquentaient l'école tenue par les religieuses. C'est la III ème République avec Jules FERRY qui a rendu l'école gratuite et obligatoire.

Au début du siècle, bien que la population ait notablement diminué, ASNAN restait une commune très active. Outre les foires qui s'étaient maintenues elle comptait encore 1 médecin, 1 notaire, 3 épiceries, 5 cafés auberges, 1 restaurant réputé, 3 maréchaux ferrants, 2 boulangeries, de nombreux artisans et une multitude de petites exploitations.

La population est désormais composée par moitié de retraités. Il ne reste que 2 exploitations agricoles, 1 entreprise de bâtiment. Les principaux commerçants assurent un portage à domicile. Le bibliobus dépose des livres, et une douzaine de lecteurs fidèles fréquentent le dépôt. L'école est fermée depuis peu, il restait 5 élèves.

Le Comité des Fêtes créé il y a 16 ans reste très actif et maintient une liaison sociale entre les habitants.

Quelques personnages natifs d'ASNAN ont eu une certaine notoriété : - Jean SAVE , en 1864 les échevins envoient des "chevaucheurs" le chercher pour prendre la direction des écoles de NEVERS. - Barthelemy LEBLANC architecte à la construction du château de MENOU XVIIème siècle - Joseph NOTELET :peintre 1874-1956 - Bouquerot des ESSARTS général des Cavaleries sous NAPOLEON.

 
le lavoir d'Asnan

A VOIR : LA SOURCE DES MOINES, les moines de la montagne, descendaient jusqu'à cette fontaine pour s'approvisionner à cette fontaine. L'EGLISE NOTRE DAME (XVème, XVIème XIXème siècle) qui a remplacé un édifice disparu. UN VITRAIL offert en ex voto pour deux soldats de la première guerre mondiale. LE PUITS COMMUNAL avec son toit en pierre. UNE CROIX DE MISSION dont le socle est en pierre alors que la croix est en fonte ouvragée. L'ANCIEN PRESBYTERE où quelques religieuses de La Charité s'installent en 1833 et fondent une école pour filles qui va fonctionner jusqu'au début du XXème siècle. Et, sur la colline de la Montagne, la statue de NOTRE DAME D'ASNAN domine la campagne environnante. Elle est en fonte et haute de 3 mètres.

 

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