CHEVANNES CHANGY 

157 habitants - alt. 230m - surface 1892 ha (dont 415 boisés) - Les chevannois

Rivière principale : le Corvol ou Canard.

ETYMOLOGIE - Deux origines pour deux villages rassemblés : Cavanniacus, nom d'un romain, ou villa cavaniaca/Chevanii Brinonem; et pour Changy Cangiaco Changyacum.
Anciennement : Chevannes-sous-Montenoison, Chevannes-Treigny vers 1823, puis Chevannes-Changy en 1936. 
ACTIVITE PRINCIPALE : Elevage bovin et ovin, céréales, culture maraîchère TOURISME ET LOISIRS : PECHE dans les étangs intercommunaux (cartes disponibles aux cafés Perlot à Chevannes-Changy et Lefrançois à Brinon-sur-Beuvron, 20F la journée, 260F l'année)
Fête patronale Saint-Cyr, le premier dimanche après le 16 juin. 

CIRCUITS DE RANDONNEES : Le bois de Chevenat : 8,5km, 3 heures, départ de Chevannes, balisage bleu. Le bois de Marnay : 8km, 2H30, départ de l'étang du Corvol, balisage bleu. Circuit des deux vallées : 25km, 5H, départ de Chevannes, balisage jaune. Le plan et descriptif de ces trois circuits est disponible dans "ballades à pied en Haut-Nivernais". Circuit des lavoirs : 15km, 4H, départ Chevannes, balisage vert.

HISTOIRE : Chevannes-changy est le rassemblement de trois villages en une seule commune, qui englobe deux anciennes paroisses : Treigny et Changy. A l'origine Chevannes et Treigny n'en font qu'une seule à laquelle se joindra au XIXèmesiècle celle de Changy. Treigny était rattaché au prieuré de Saint-Révérien et Changy dépendait d'Auxerre. Lorsque l'église de Treigny fut abandonnée pour cause de vétusté, une autre église fut alors construite en 1827 dans Chevannes même qui, en 1836, s'attacha Changy et son église paroissiale. La commune prend alors son nom définitif. Les terres de Chevannes ont toujours été cotées. La comtesse Mahaut de Montenoison en avait fait donation au prieuré de Saint-Révérien qui les conserva avec moulin et étang jusqu'à la révolution. La qualité de ces terres a maintenu et créé de gros domaines agricoles au XIXème siècle. Il y avait trois moulins à blé en 1858 (détruits) il reste cinq lavoirs, trois croix en bois, plusieurs puits.

 

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A VOIR : à Chevannes même : Devant l'église, l'Arbre de la Liberté, la tradition fait remonter la plantation de ce tilleul à la révolution de 1789. A son pied est placée la dalle des morts, témoignage de l'ancienne coutûme qui consistait à déposer les morts devant l'église avant la cérémonie. PROMENADE DANS CHEVANNES - Puits et maisons anciennes dont maison bourgeoise des XVIIème et XIXème siècles, place de la Mairie, la maison basse avec ses lucarnes est flanquée d'un pigeonnier carré accolé construit fin XVIIIème siècle pour contourner l'interdiction de construire ce qui était un privilège seigneurial. BELLE DEMEURE - milieu XIXème siècle - route de Brinon, derrière sa grille cette maison prend des allures de petit château, à la mesure de la situation des propriétaires terriens. Cinq LAVOIRS - lavoir à Treigny - lavoir des Brosses à Chevannes (XIXème siècle, route des Brosses, petit lavoir à compluvium) - lavoir de la Picherotte (route de Changy) - lavoir des Masserons (route des Chazeaux, important et restauré) - lavoir de Prévent (couvert depuis 1894, en cours de restauration, alimenté par un curieux "aqueduc de la montagne" en pierres taillées ayant capté le ruisseau des Martins. ANCIENNE TUILERIE - (XIXème siècle) route des Oucherons, la famille Goumet y fabriquait briques, tuiles, et carrelages. De cette tuilerie encore en activité en 1920 il ne reste que le séchoir, long bâtiment au toit bas, monté sur des piliers, sans murs, afin de laisser passer l'air. Les fondations du four construit au bout du séchoir sont encore visibles. Le bâtiment sert actuellement de remise agricole.
A VOIR :à Changy : la CHAPELLE XVIème et XIXème siècles. (on ne visite pas) Ancienne paroisse remontant au XIème siècle, dépendant d'Auxerre, l'église dédiée à Saint Jacques le Majeur était située sur le chemin des pèlerins de St Jacques de Compostelle. MAGNIFIQUE PANORAMA depuis la chapelle. LA MAISON FORTE - Domaine agricole d'origine gallo-romaine, ancien fief dépendant de la châtellenie de Montenoison, propriété au XIVème siècle de Jean du Gué, puis par la suite de la famille Andréas. Il reste un énorme colombier arasé et éventré sur ordre des autorités du district, à la révolution.
A VOIR à Treigny : L'ANCIEN PRESBYTERE - (XVème siècle) une certaine proportion, la pente du toit, et une petite fenêtre à meneau, rappellent seules l'époque de la construction de cette maison curiale. LE CHATEAU - Cette demeure classique de plaisance de la fin du XVIIIème siècle, accolée à des tours plus anciennes, fait partie d'un domaine agricole. LA
VALLEE DES RUISSEAUX ET D'ARTHEL

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